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Taxe foncière 2025 : le classement des grandes villes de France

  • Photo du rédacteur: Realgest
    Realgest
  • 4 mars
  • 5 min de lecture

Chaque année, la taxe foncière pèse un peu plus dans le budget des propriétaires. En 2025, les taux restent stables dans les grandes villes — élections municipales obligent — mais les écarts entre communes n’ont jamais été aussi marqués. De Paris à 20,50 % à Montpellier à 52,80 %, voici la carte complète des taux dans les 15 plus grandes villes de France.


Découvrez les taux de taxe foncière 2025 dans les 15 plus grandes villes de France. De Paris (20,50 %) à Montpellier (52,80 %), l’écart va du simple au triple. Analyse complète et carte.

Qu’est-ce que le taux de taxe foncière et comment est-il calculé ?


La taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) est un impôt local dû par tout propriétaire ou usufruitier d’un bien immobilier au 1er janvier de l’année. Son montant dépend de deux variables : la valeur locative cadastrale du bien (revalorisée chaque année en fonction de l’inflation) et le taux d’imposition voté par les collectivités locales (commune et intercommunalité).


En 2025, la revalorisation nationale des bases cadastrales s’élève à +1,7 %, un chiffre nettement inférieur aux années précédentes (+7,1 % en 2023, +3,9 % en 2024). Concrètement, même si votre commune n’a pas modifié son taux, votre facture augmente mécaniquement de 1,7 %.


Le classement 2025 : taux de taxe foncière par grande ville


Voici les taux globaux de taxe foncière (commune + intercommunalité, hors taxes annexes comme la TEOM) appliqués en 2025 dans les principales villes de France, selon les données du Cabinet FSL, de l’UNPI et de la DGFiP :

Ville

Taux global 2025

Niveau

Montpellier

52,80 %

Élevé

Nantes

52,75 %

Élevé

Toulouse

48,55 %

Modéré-haut

Bordeaux

48,48 %

Modéré-haut

Lille

48,35 %

Modéré-haut

Orléans

47,39 %

Modéré-haut

Marseille

47,13 %

Modéré-haut

Rennes

44,39 %

Modéré

Le Havre

44,33 %

Modéré

Brest

43,56 %

Modéré

Tours

43,44 %

Modéré

Strasbourg

38,94 %

Modéré-bas

Nice

38,06 %

Modéré-bas

Lyon

32,44 %

Bas

Paris

20,50 %

Très bas


À noter : si l’on ajoute les villes hors de notre carte, Grenoble détient le record national avec un taux global de 67,92 %, suivie d’Angers (56,42 %) et d’Amiens (56,05 %).


Ce que ces taux représentent concrètement en euros


Les pourcentages, c’est abstrait. Voici ce que cela donne en montant annuel moyen pour un appartement de 70 m², d’après les estimations de Meilleurtaux et SeLoger :

Ville

Montant annuel moyen (70 m²)

Nîmes

1 805 €

Bordeaux

1 789 €

Montpellier

1 781 €

Nantes

1 780 €

Paris

1 298 €

Lyon

1 035 €

Lille

1 004 €


L’écart est considérable : un propriétaire à Nîmes paie près de 800 € de plus par an qu’un propriétaire à Lyon pour un bien équivalent. Sur 10 ans, cela représente un surcoût de près de 8 000 €, soit l’équivalent de plusieurs mois de loyer.


Pourquoi les taux sont-ils si différents d’une ville à l’autre ?


Plusieurs facteurs expliquent ces disparités. D’abord, les choix budgétaires de chaque municipalité : une ville qui investit massivement dans les transports, les équipements publics ou la transition énergétique aura tendance à maintenir des taux élevés. Ensuite, la suppression de la taxe d’habitation depuis 2023 a privé les communes d’une source de revenus majeure, les poussant à compenser via la taxe foncière.


Il existe également une corrélation entre le taux de propriétaires occupants dans une commune et le niveau de taxe foncière. Selon l’UNPI, plus la part de propriétaires est faible, plus les élus sont enclins à augmenter les taux — les locataires n’étant pas directement concernés par cet impôt.


Le cas de Paris est révélateur : malgré un taux encore relativement bas (20,50 %), la capitale a connu la plus forte hausse de France sur 10 ans (+83 %), après le bond spectaculaire de 2023 où le taux est passé de 13,5 % à 20,5 % en une seule année.


2025, l’année du gel fiscal : une accalmie avant la tempête ?


Fait exceptionnel : en 2025, aucune ville de plus de 100 000 habitants n’a augmenté son taux de taxe foncière. Selon le Cabinet FSL, sur les 200 plus grandes villes, seules 3 ont relevé leur taux (contre 23 en 2024 et 35 en 2023).


Cette modération n’est pas un hasard. Les élections municipales prévues en mars 2026 incitent les maires sortants à ménager les électeurs-propriétaires. Le même phénomène avait été observé en 2019, année précédant les municipales de 2020.


Mais attention : une fois les élections passées, les compteurs pourraient repartir à la hausse. Sur les 10 dernières années, la taxe foncière a progressé de +37 % en moyenne dans les grandes villes, soit deux fois plus vite que l’inflation (+19,9 %) et quatre fois plus vite que les loyers (+8,7 %).


Ce que cela change pour les investisseurs immobiliers


Pour tout investisseur, la taxe foncière est un poste de charge récurrent qui impacte directement le rendement net. Quelques règles à retenir :


• Intégrez la fiscalité locale dans vos simulations : Un rendement brut de 6 % à Montpellier n’a pas la même valeur qu’un 6 % à Lyon quand la taxe foncière diffère de 20 points.


• Comparez le coût total de détention : Prix d’achat + charges de copropriété + taxe foncière + assurance = le vrai coût annuel de votre investissement.


• Optimisez via le statut fiscal : En LMNP au régime réel, la taxe foncière est déductible des revenus locatifs imposables. En location nue au réel, elle est également déductible des revenus fonciers.


• Surveillez les signaux post-électoraux : Après mars 2026, les nouvelles équipes municipales pourraient ajuster les taux. Un risque à intégrer dans toute stratégie à moyen terme.


Et après ? Ce qui attend les propriétaires en 2026


Pour 2026, la revalorisation des bases cadastrales devrait être comprise entre +0,9 % et +1,1 %, selon les estimations de novembre 2025. Une bonne nouvelle relative, après quatre années de hausses soutenues.


Par ailleurs, la grande réforme des valeurs locatives cadastrales, initialement prévue pour 2026, a été suspendue par le Premier ministre en novembre 2025. Cette révision, qui aurait rapproché les bases d’imposition des réalités du marché, est désormais repoussée à 2028 au plus tôt.


En attendant, la taxe foncière reste l’un des rares leviers fiscaux des collectivités locales. Et pour les propriétaires comme pour les investisseurs, c’est un paramètre incontournable à surveiller de près.



Vous souhaitez connaître l’impact précis de la taxe foncière sur votre projet d’investissement ? Chez Realgest, nous intégrons la fiscalité locale dans chaque analyse pour vous aider à prendre les bonnes décisions. Contactez-nous pour un accompagnement personnalisé.


Sources

  • Cabinet FSL — Taux d’imposition 2025 des grandes collectivités locales

  • UNPI — Taxe foncière : près de 40 % d’augmentation en dix ans

  • DGFiP — Statistiques n°34, mai 2025

  • Meilleurtaux / SeLoger — Classement taxe foncière par ville, 2025

  • Franceinfo — Carte interactive de la taxe foncière, octobre 2025

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